Final Fantasy World

Final Fantasy XI : le test


Editeur : Ubisoft
Développeur : Square Enix
Support : PC (Windows)
Genre : MMORPG
Dates de sortie :
- Japon : 16/05/2002 (PlayStation 2), 07/11/2002 (PC)
- Amérique du Nord : 23/03/2004 (PlayStation 2), 28/10/2003 (PC)
- Europe : 16/09/2004 (PC)
Site officiel : http://www.playonline.com/ff11fr/

L'arrivée de chaque nouveau Final Fantasy est évidemment un événement. Néanmoins, les habitudes d'un grand nombre de fans vont devoir être changées avec l'arrivée du 11ème opus, qui a choisi d'explorer une voie bien différente de celle qu'on connaît dans la série. Si nous avions auparavant l'habitude de jouer à Final Fantasy pour vivre un scénario surpuissant dans une aventure plus ou moins linéaire, en dirigeant un groupe de plusieurs personnages et en combattant au tour par tour, rien ne nous préparait à FFXI ! Pas la peine de blablater davantage, vous devez tous savoir que ce jeu est online, disons même qu'il s'agit d'un monde persistant massivement jouable en ligne (bref, un MMORPG). L'arrivée tardive en Europe de Final Fantasy XI ne lui est pas forcément profitable, malheureusement, puisqu'il est déjà vieux de deux ans. De plus, il ne sera publié pour l'instant que sur PC (Windows), ce qui empêche les possesseurs de PlayStation 2 d'en profiter. Nous voilà donc devant un jeu handicapé, mais qui sait malgré tout dévoiler tous ses charmes, et Dieu sait s'ils sont nombreux.

Personnellement, je n'ai pas du tout joué à des MMORPG avant de m'essayer à Final Fantasy XI, ce qui fait que j'ai doublement découvert ce jeu (ce qui fait aussi que j'ai doublement fait preuve de mon ignorance au début). Et si votre voisin de classe vous dit que les MMORPG, c'est addictif, croyez-le. Final Fantasy XI l'est, pour un peu qu'on se laisse aisément séduire par ses multiples capacités. Il faut dire que les années de développement qui lui ont été consacrées se ressentent bel et bien au final, sans oublier que comme c'est un jeu en ligne, Square Enix peut le mettre à jour à volonté. Comme dit le slogan, Final Fantasy XI c'est un "infinite online world" !


Graphismes

Final Fantasy XI a beau avoir plus de deux ans, il n'en reste pas moins très attrayant graphiquement. Si la version PlayStation 2 propose des textures un peu baveuses, la version PC est en revanche très affinée. Les textures ne sont pas très étudiées lorsqu'on les observe en gros plan, mais les décors étant immenses, chaque vue globale est magnifique. Vana'diel, le monde dans lequel se déroule le jeu, est extrèmement vaste et varié, proposant ainsi de voyager depuis des forêts mystérieuses jusqu'à des déserts arides, sans oublier des plateaux rocailleux ou des régions tropicales ou encore des glaciers. Même si certains endroits ne sont pas très beaux (en particulier les nombreuses grottes, qui se ressemblent toutes), les zones en plein air sont souvent admirables. Si vous demandez à un joueur quel est sa zone préférée, il y a une forte chance pour qu'il vous réponde le Sanctuaire de Zi'Tah. Et il aura raison, car il s'agit certainement de l'endroit le plus fantastique de Vana'diel, de part sa beauté et son ambiance (ainsi que sa musique). C'est un sanctuaire au milieu d'une forêt d'arbres gigantesques, autour desquels flotte une atmosphère mystérieuse des plus impressionnantes. J'isole ici une zone en particulier, mais chacune d'entre elles, pour peu qu'on trouve un bon angle de vue, est splendide.


Chute d'eau à Gustaberg Le Sanctuaire de Zi'Tah : extraordinaire Lever de soleil en pleine mer


Les personnages affichés à l'écran ne sont pas en reste. Si lors de l'écran de création de personnage on peut les voir dans une version très détaillée, ils sont en fait plus simplifiés une fois dans le jeu. Et si vous trouvez que certains sont moches en les choisissant, dites-vous bien que généralement le rendu dans le jeu, bien que moins détaillé, est meilleur. Certains Elvaans ou Tarutarus sont laids en présentation, mais sont très biens dans le jeu. Tant mieux, me direz-vous. Vous aurez peut-être l'impression que le choix des personnages n'est pas très varié. Il est vrai que 10 types par races (5 au total, mais il y a 3 races avec les deux sexes, chacun ayant 10 choix), avec la possibilité à chaque type de changer les cheveux (après un rapide calcul, ça donne donc 160 possibilités). Le grand nombre de joueurs pouvant être affiché à l'écran nécessite d'avoir un modèle peu compliqué. Souvent, et surtout en ville où il y a beaucoup de monde, le chargement est long et on ne voit pas tous ceux qui sont connectés. Ce qui offre une diversité aux personnages est que les équipements qu'on met changent l'apparence, comme quand on change de vêtements. Il y en a des milliers, d'apparence plus ou moins bonne (l'équipement "lizard" est un bel exemple d'horreur). La population est donc variée, et on peut noter que plus le niveau augmente, plus les vêtements sont beaux. Côté animations, il n'y a pas grand chose à redire non plus. Tout bouge, peut-être pas d'une manière très fluide, mais c'est déjà ça. Histoire de faire vivre un peu les personnages, il y a une gamme d'emotes permettant de faire des signes divers, allant du salut au rire, en passant par les pleurs et les cris de joie. Et la danse des Tarutarus.

Le fait est que FFXI est entièrement en 3D et qu'on peut tourner la caméra à volonté. Il est même possible de passer en vue subjective, mais celle-ci est un peu restrictive pour regarder facilement les environs. Cette 3D donne une sensation de liberté qui s'accentue lorsqu'on se rend compte de l'immensité de Vana'diel. C'est bien simple, ce monde est le plus vaste jamais vu dans un jeu Square, et il faut des heures entières pour espérer le traverser à pied (heureusement, des moyens de transports sont là). Cette liberté d'action et de contrôle de la caméra permet de faire des pauses "contemplations" particulièrement agréables. Square a pensé d'ailleurs à tout, puisqu'on peut à chaque instant prendre des images (cependant, elles ne rendent pas compte fidèlement de ce qu'on voit, la taille et les teintes changent). Mais il faut quand même dire que les capacités du PC influent grandement dans l'affichage du jeu. Un PC répondant aux capacités minimales devra sacrifier (via la configuration) divers élements comme les ombres, la profondeur de champ, les effets météorologiques, le nombre de personnages affichables, etc. Un PC plus puissant pourra se permettre de laisser les paramètres à leur maximum, offrant un rendu souvent très bon. Il arrive que les effets météorologiques fassent ramer le jeu, mais comme ils sont désactivables...


Balade sur le plateau de La Theine La nuit sur le bateau entre Selbina et Mhaura Ciel menaçant sur Gustaberg


Mais dans la mesure du possible, ne les désactivez pas ! Final Fantasy XI est en 3D, d'accord, mais en 3D temps réel. Le soleil se lève et se couche, il y a des jours nuageux, des jours de beau temps, de la pluie, du vent, de l'orage, de la neige... Sur Vana'diel, il y a des heures, des jours (8 par semaine), des semaines, des mois et des années. S'il n'y a pas vraiment de gestion des saisons, la météo change régulièrement et de manière différente selon les zones. Ainsi, les endroits désertiques auront souvent une canicule ou une tempête de sable, ou bien il pleuvra beaucoup dans la jungle. Cette variation du temps a l'avantage d'être toujours très fluide. On ne passe pas soudainement d'un ciel bleu à une grosse pluie. L'alternance jour/nuit est également très bien gérée, puisqu'on ressent parfaitement quand la nuit tombe (cela donne lieu à des couchers de soleil tout simplement exceptionnels, teintant de rose les nuages) ou bien quand le jour se lève, la fraîcheur matinale remplaçant la froideur de la nuit. Nuit qui, en vérité, n'est pas noire comme le charbon, ce qui est un peu dommage (je ne la veux pas totalement noire, mais peut-être plus sombre).

Visuellement, les deux ans d'âge ne se ressentent donc que très peu. FFXI ne rivalise pas avec les derniers canons du genre sur PC, mais il peut se targuer d'être, souvent beau certes, en tout cas au moins toujours agréable à la vue et surtout dénué de bugs.


Scénario

Vous vous demandez sûrement ce qu'une partie scénario vient faire dans le test d'un MMORPG. Et pourtant, même si Final Fantasy XI n'a pas d'histoire précise se déroulant de manière linéaire, il dispose d'un contexte et l'intrigue évolue au fil des quêtes et surtout des missions auxquelles on peut participer. La séquence d'introduction est d'ailleurs là pour mettre en place le contexte de guerre du jeu. Cette séquence, magnifique comme à l'habitude, est longue de 7 minutes et montre l'un des passages les plus tragiques de la Great War (Grande Guerre) qui a opposé les 5 races des forces Alliées d'Altana contre les armées du Shadow Lord (Seigneur des Ténèbres), à savoir la destruction de la capitale de Tavnazia. L'histoire de Vana'diel, le monde de FFXI, n'est pas contée dans le jeu mais on peut la découvrir sur le site officiel. Lorsque l'aventure a commencé (comprenez : que le jeu est sorti au Japon), l'année du jeu était 883, l'aube de l'âge des aventuriers. Et ces aventuriers, ce sont tous les joueurs qui peuplent Vana'diel.


Les guerriers d'Altana La capitale de Tavnazia Unis et online


Lorsque vous créez votre personnage, il vous est demandé de choisir un pays d'origine. Dans l'idée, Square Enix a fait que chaque pays a une ou des race(s) de base. Ainsi, les Humes et les Galkas sont majoritairement originaires de la République de Bastok, les Elvaans du Royaume de San d'Oria, les Tarutarus et les Mithras de la Fédération de Windurst. Mais ces trois pays (qui forment chacun une ville) ne sont pas les seuls, puisqu'on trouve aussi le Grand Duché de Jeuno, qui est neutre (et qui constitue le rendez-vous de toutes les races, puisqu'il est à la rencontre des deux continents et qu'il est la base de toutes les lignes d'airship), ou Selbina, un port indépendant. Sans oublier d'autres petites villes dépendant des pays principaux : Mhaura, Kazham, Norg ou Rabao. L'add-on Chains of Promathia y ajoute Tavnazia, un archipel indépendant ayant été victime de la Great War. Seule une base souterraine subsiste de ce pays autrefois prospère.

Avoir un pays n'est pas seulement accessoire dans Final Fantasy XI, car chaque aventurier représente son pays dans le monde entier. Grâce au système de conquête (aventuriers, ne partez jamais sans vous être fait apposer votre signet !), les joueurs récoltent des points en combattant, et chaque semaine ces points sont comptabilisés pour changer la balance des forces sur Vana'diel. Si par exemple San d'Oria a plus de points de conquête que Bastok ou Windurst, alors San d'Oria deviendra le premier pays dans la balance des forces. La situation peut très bien changer d'une semaine à l'autre. Vana'diel est découpé en régions dans lesquelles se trouvent des zones. Chaque région est occupée majoritairement par un des pays, voire par les beastmen (hommes bêtes, les méchants quoi), ce qui offre des avantages aux aventuriers du pays majoritaire. Ils peuvent par exemple mettre leur Home Point (un endroit où vous êtes renvoyés si jamais vous mourrez) à l'avant-poste de la zone, y faire apposer leur signet (nécessaire pour récolter les points de conquête) ou même se faire téléporter. FFXI est avant tout une grande histoire de conquêtes, mais si on peut croire qu'il s'agit d'une guerre entre les nations, c'est en fait un moyen de lutter contre les armées du Shadow Lord (celui-ci se terre dans le Château Zvahl, dans une région terrifiante au nord du continent Quon).


Le royaume de San d'Oria La fédération de Windurst La république de Bastok


Pour faire évoluer l'histoire du jeu, il faut participer aux missions. Chaque pays propose des missions différentes (sauf pour quelques cas où il faut voyager à l'étranger) qui mettent en place le contexte politique mondial et la lutte contre les beastmen qui sont de plus en plus nombreux (tout du moins, c'est l'impression que ça donne). Une mission est une quête qui demande de suivre les ordres des gardes de son pays, et plus on avance, plus ces missions deviennent importantes. Trois missions accomplies permettent de passer au rank (grade) supérieur. Il y a 10 ranks en tout, garantissant de devenir un aventurier de plus en plus reconnu. Mais arrivé à un moment, les missions ne peuvent plus être faites seules, il faut donc trouver une équipe pour en venir à bout. Ce sont des combats contre des BCNM (Burning Circle Notorious Monster, comprenez par là que c'est un monstre apparaissant dans une arène de combat) qui constituent la plupart du temps la fin des missions (le premier à effectuer se fait pour obtenir le rank 3), expliquant la nécessité d'agir en groupe. FFXI étant un MMORPG, c'est un passage obligé.

Outre les missions, il y a les quêtes. Lorsque vous êtes dans une ville, il y a des personnages qui ne bougent pas et dont leur nom est en vert. Ce sont des NPC (Non Playable Character, en français on dit PNJ pour Personnage Non Jouable) et la plupart d'entre eux vous demanderont de les aider. La plupart du temps, ils vous demandent de leur rapporter des objets. En récompense, vous obtenez soit de l'argent, soit des objets ou objets clés. En plus de rapporter de l'argent (c'est quand même le plus important), les quêtes ont une influence sur votre fame (popularité). Cette fame est nécessaire pour déclencher d'autres quêtes, mais aussi pour des détails comme le prix du Chocobo ou pour avoir de la fame à Jeuno (cette ville n'étant accessible que plus tard dans le jeu). Des quêtes importantes ne pourront pas être lancées si vous n'êtes pas assez connus dans une ville. Pour connaître votre popularité, il faut parler à un personnage (qui se trouve dans les bars) qui vous dira soit qu'il n'a jamais entendu parler de vous, soit qu'il a entendu du bien de vous, soit que vous êtes un vrai héros.


Lion, un personnage clé L'un des princes de San d'Oria Une séquence cinématique splendide


Le scénario de Final Fantasy XI met donc à l'honneur la lutte contre le mal et le long apprentissage des aventuriers désireux de se battre pour sauver leur monde. Ainsi, FFXI dépasse le simple état de MMORPG basique où il faut se battre tout le temps pour gagner de l'expérience. Il s'agit également d'une grande bataille vers la liberté de chaque nation. De ce côté là, le jeu est solide, d'autant plus que Vana'diel est un monde superbe et fort d'un lourd passé.


Gameplay

Ce qui fait bien entendu la richesse de Final Fantasy XI, c'est son gameplay fourni et varié. Evidemment, nous sommes loin des Final Fantasy classiques. La première impression qui émane du jeu est la liberté. On peut aller quasiment où on veut, et faire ce que l'on veut. Mais cette liberté est tout de même limitée, car chaque zone ne peut être traversée sans danger qu'à partir d'un certain niveau. Les niveaux sont la base du système de jeu, et ce de manière beaucoup plus forte que dans les autres FF.

L'aventurier qui vient de se lancer dans le jeu est au niveau 1. Il lui faut évidemment combattre pour augmenter ce niveau. Chaque combat rapporte un certain nombre de points d'expériences, et une fois le nombre nécessaire accumulé, il passe au niveau suivant. Rien de bien compliqué, étant donné que la majorité des RPG marchent comme ça. Plus le niveau augmente, plus les points d'expérience requis sont grands (au niveau 1, 500, mais près de 6000 au niveau 30). Mais comme dans FFXI, il n'y a pas de Game Over à proprement parler, mourir est une vraie pénalité qui fait perdre de l'expérience (10% du total, mais il existe des moyens de le réduire), ce qui amène parfois à faire un level down (chuter d'un niveau). Quand on meurt, un compte à rebours d'une heure apparaît, durant lequel on peut attendre qu'une bonne âme vienne nous ramener à la vie (ce qui n'est pas fréquent). Sinon, on peut choisir de revenir à son Home Point, ce qui reste la meilleure des solutions quand on est impatient, mais qui nécessite d'avoir toujours son HP à proximité pour pouvoir revenir rapidement sur les lieux du crime. Plus le niveau du personnage augmente, plus ses capacités se développent : les HP, les MP, l'attaque, la défense, mais aussi tous les critères qui forment la constitution, à savoir STR (force), DEX (dextérité), VIT (vitalité), AGI (agilité), INT (intelligence), MND (esprit) et CHR (charisme). Tout cela contribue à varier la puissance physique ou magique, de même que la résistance. Notez que des effets temporaires peuvent venir renforcer (ou abaisser) les capacités, comme ceux infligés par la nourriture consommée. En effet, dans FFXI, il y a la possibilité de manger différents plats.


Un aventurier en ville Symbole de réjouissance : le level up La Mog House, une petite pièce servant de maison


Si le niveau d'expérience augmente les capacités, il faut noter que celles-ci changent également selon le job (spécialisation) choisi. Comme dans FFV ou X-2, FFXI est basé sur un système de jobs. Chaque aventurier doit choisir au départ son job, mais il faut savoir qu'il est ensuite possible de le changer à volonté, en allant dans sa Mog House (sa maison, à laquelle on accède en ville et dans laquelle on peut mettre des objets, recevoir des objets ou même faire du jardinage). Au départ, six classes sont accessibles : WAR (guerrier), MNK (moine), WHM (mage blanc), BLM (mage noir), RDM (mage rouge) et THF (voleur). Mais en effectuant des quêtes, à partir du niveau 30, on peut débloquer de nouveaux jobs souvent intéressants : PLD (paladin, un guerrier utilisant de la magie blanche), DRK (chevalier noir, un guerrier utilisant de la magie noire), BST (dresseur, capable de manipuler les animaux), BRD (barde), RNG (chasseur), SMN (invokeur), SAM (samurai), NIN (ninja) et DRG (chevalier dragon, capable d'appeler un wyvern). FFXI innove cependant en permettant de choisir un job secondaire (à débloquer avec une quête au niveau 18), permettant d'avoir un second job pour renforcer le principal. Les combinaisons possibles sont nombreuses, mais il est souvent conseillé d'avoir un job précis avec un autre (ne faites jamais un guerrier avec un mage blanc en job secondaire, choisissez plutôt moine, etc.). Pouvoir changer sans cesse de job permet d'augmenter de nombreux niveaux pour pouvoir s'en servir si jamais une quête ou une mission le demande. Il faut également savoir que les combats en équipe, qui sont le seul moyen d'augmenter son expérience après le niveau 10, doivent disposer de jobs différents dans la mesure du possible. Un mage blanc, guérisseur, est l'élément le plus important.

Comme je le disais plus haut, chaque zone n'est visitable en sécurité qu'à partir d'un niveau précis, à cause de la puissance des monstres. Cela empêche donc les petits niveaux d'aller où ils le veulent seuls. Cette limite donne lieu à des zones d'expérience précises, auxquelles il faut se rendre d'un niveau à un autre pour pouvoir gagner efficacement de nouveaux niveaux. Si les dix premiers niveaux sont à passer seuls (car ce sont les plus faciles), n'importe quel joueur vous dira ensuite que du niveau 11 au niveau 20 il faut aller en équipe aux dunes de Valkurm, ensuite du 20 au 25 à l'île de Qufim, puis du 25 au 32 à la jungle de Yuhtunga... Ce détail est un des principaux défauts du jeu, puisqu'il est très difficile de trouver de bons endroits de remplacement. Ainsi, à chaque fois qu'on veut augmenter son niveau, il faut repasser aux mêmes endroits, ce qui n'est jamais un enchantement. Retourner aux dunes de Valkurm est une vraie plaie quand on se dit que d'habitude les équipes n'y sont pas très efficaces. Si vous lisez ceci, ayez une pensée pour ceux qui repassent à Valkurm, Qufim ou Yuhtunga : apprenez à jouer le mieux possible et maîtrisez votre job, car ainsi vous permettrez à votre équipe d'évoluer plus rapidement. Les équipes efficaces sont toujours bien accueillies et parfois on y voit des joueurs passer deux niveaux ! Mais si FFXI avait été conçu d'une manière plus variée, à savoir avec des zones différentes pour recommencer à gagner son expérience, il aurait été bien plus agréable d'y jouer. Mais cela n'est qu'un détail, car si une équipe peut ne pas être très efficace sur le plan de l'expérience, il ne faut pas oublier que les autres joueurs sont des êtres vivants. On peut ainsi discuter et s'amuser. A supposer que personne ne vienne mettre le trouble... Mais les individus insultants ou autres peuvent être neutralisés en faisant appel à un GM (Game Master), la police spéciale de Square Enix, capable de calmer les hérétiques en deux coups de cuillière à pot.


Combat sur la plage Qufim : agréable le jour, infernal la nuit Raise : la magie qui ranime les morts


Tuer des monstres rapporte certes de l'expérience, mais aussi des objets. Des monstres précis laisseront derrière eux des objets précis la plupart du temps, et ces objets sont plus ou moins précieux ou importants. Certains sont utiles pour des quêtes ou pour augmenter sa popularité dans la ville proche, ou même pour autre chose... Nous avons là une des autres bases de FFXI : le crafting, qui consiste à récolter des objets pour ensuite les utiliser dans des guildes diverses (certains les revendent également). Il y a de nombreuses guildes dans le monde entier, correspondant aux capacités de craft accessibles à chacun. On peut miner (pour des matériaux ou des métaux précieux), couper du bois, faire de l'alchimie, faire des vêtements, travailler le cuir, pêcher ou même cuisiner... Il est possible de synthétiser des objets en en combinant plusieurs avec un cristal (pour obtenir des cristaux, il faut se faire apposer son signet et combattre des monstres), mais il est également possible d'en désynthétiser avec des cristaux spécifiques. En pratiquant le crafting, on peut ainsi créer des objets qui seront utiles en combat ou qui seront chers payés à la revente. Plus on pratique, plus le niveau augmente et plus il est possible de faire des combinaisons complexes. S'il faut la plupart du temps dépenser beaucoup d'argent, lorsqu'on avance dans le crafting l'argent revient très vite. Il faut dire que le manque d'argent est l'une des plaintes les plus courantes des joueurs, et il est vrai que plus le niveau augmente, plus l'argent demandé par l'équipement ou les objets est grand.

L'un des endroits les plus boycottés de FFXI est l'Auction House (maison des enchères), un service accessible dans chaque grande ville et permettant d'acheter et de vendre des objets. Il ne s'agit pas d'un magasin, tout ce qu'on y achète a été mis en vente par d'autres joueurs, qui fixent leurs prix. Pour y acheter, il faut effectuer une enchère, et si un des objets est au prix qu'on a demandé, on peut l'acheter. Si c'est le moyen le plus efficace d'acheter des objets et de l'équipement, il arrive quand même que certains objets soient extrèmement chers, comme la plupart des scrolls, ces objets permettant d'apprendre des magies. Néanmoins, la majorité des objets obtenus en combat y sont disponibles, ce qui rend parfois les quêtes plus rapides... Mais l'argent à dépenser n'est pas dans les poches de tout le monde. L'AH (c'est son petit nom) permet tout de même de gagner de l'argent lorsqu'on y vend à bon prix des objets faciles à récupérer. Néanmoins, il faut quand même payer une taxe pour mettre en vente les objets. Si les villes de départ (San d'Oria, Bastok et Windurst) ne font payer qu'une poignée de gils, l'Auction House de Jeuno est beaucoup plus taxée et il est souvent moins rentable d'y vendre des objets peu onéreux. C'est un système pratique et efficace pour se procurer rapidement des objets pénibles à aller chercher sur des monstres, et sa popularité en fait l'endroit où vous avez le plus de chance de lagger (tellement le nombre de personnages à afficher est énorme). Un NPC présent à côté de l'AH permet également d'envoyer des objets ou de l'argent à des joueurs précis.


Synthétisation d'objets Un peu de pêche à Selbina L'auction house de Ru'Lude Gardens


Quand vous pensez Final Fantasy XI, vous devez à tout prix penser communauté. Comme c'est un MMORPG, tout est fait pour encourager à jouer à plusieurs. La difficulté de combattre en solo (voyez plus bas) mise à part, FFXI est très bien pensé. Outre les équipes (party, en anglais) qui permettent de réunir un maximum de 6 personnes (il existe aussi un système d'alliance qui permet à 3 équipes maximum de se réunir ensemble, créant ainsi une méga équipe de 18 aventuriers), il existe également un système de linkshell (carapace de lien, si on traduit littéralement...), permettant à un groupe de joueurs de se réunir ensemble et ce afin de rester connectés tout le temps. Dans le jeu, vous croiserez un grand nombre de personnes avec une perle de couleur différente à côté du pseudonyme. Il s'agit d'une linkpearl (perle de lien), indiquant l'appartenance à une linkshell. Chaque linkshell a un nom et un leader, qui choisit des pearlsacks (sacs de perles) pouvant distribuer des perles à chaque personne le désirant. Porter la perle donne l'appartenance à la linkshell. Un chat de discussion spécial est alors disponible, dans lequel chaque membre de la linkshell peut communiquer avec les autres. C'est un moyen rapide et efficace de demander de l'aide, ou bien évidemment de s'amuser entre amis. Il n'est pas possible de porter plusieurs linkshells en même temps, mais on peut les changer à volonté. Etre membre d'une LS (abréviation de linkshell) est obligatoire quand on avance dans le jeu, car de nombreuses quêtes et missions demandent d'être à plusieurs. Les membres peuvent donc organiser des sorties afin de terminer plus rapidement les quêtes.

Le gameplay de Final Fantasy XI est d'une grande richesse, et la multiplicité des possibilités permet à coup sûr de ne pas s'ennuyer. Si aux premiers niveaux l'objectif principal réside dans l'acquisition d'expérience, une fois atteint le niveau 20 (Chocobo !) ou le niveau 30 (jobs avancés !) le potentiel du gameplay se dévoile totalement. Et si l'arrivée au niveau 50 coïncide avec la douloureuse nouvelle des Genkais (des quêtes à effectuer tous les 5 niveaux pour pouvoir franchir le cap du 55, du 60, du 65...), il y a toujours un job inexploité à monter, histoire de changer un peu l'expérience de jeu. Mais il ne faut pas perdre de vue que certains passages sont pénibles...

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KujaFFman - 12/09/05 @ 01:35

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Mercredi 22 mai 2013